Vous louez votre maison ou votre appartement de la côte vendéenne quelques semaines par an ? Les règles ont beaucoup changé depuis la loi n° 2024-1039 du 19 novembre 2024, dite « loi Le Meur ». Applicable depuis le 1er janvier 2025, elle se met en place par étapes jusqu'en 2034. Voici, simplement, ce qui change pour les propriétaires de résidences secondaires en Vendée.

1. Un numéro d'enregistrement bientôt obligatoire dans toutes les communes

C'est le changement le plus concret. Aujourd'hui, l'enregistrement en ligne n'est obligatoire que dans les communes qui l'ont mis en place ; ailleurs, la simple déclaration en mairie reste la règle.

Cela va changer avec l'ouverture d'un téléservice national d'enregistrement, annoncée par l'administration pour le quatrième trimestre 2026. À partir de sa mise en service :

  • chaque meublé de tourisme devra être enregistré en ligne, dans toutes les communes, résidences secondaires comprises ;
  • un numéro d'enregistrement sera attribué à chaque logement ; il devra figurer sur toutes les annonces (Airbnb, Abritel, Booking, sites d'agences…) ;
  • les plateformes retireront les annonces sans numéro valide ;
  • si vous avez déjà un numéro délivré par votre mairie, vous disposerez de quelques mois pour le renouveler sur le nouveau service. Passé ce délai, les anciens numéros ne seront plus acceptés.

Ce que risque le propriétaire : jusqu'à 10 000 € d'amende administrative en l'absence d'enregistrement, et jusqu'à 20 000 € en cas de fausse déclaration ou de faux numéro.

En attendant : continuez à déclarer votre logement selon la procédure de votre mairie, et gardez précieusement votre récépissé.

2. Une fiscalité moins avantageuse pour les meublés non classés

Depuis les revenus 2025, le régime micro-BIC est nettement moins favorable :

Type de logement Plafond de recettes Abattement forfaitaire
Meublé de tourisme non classé 15 000 € 30 %
Meublé de tourisme classé (1 à 5 étoiles) 77 700 € (revenus 2025), 83 600 € (revenus 2026) 50 %

Avant la réforme, un meublé non classé bénéficiait de 50 % d'abattement jusqu'à 77 700 €. Au-delà des plafonds, il faut passer au régime réel, qui permet de déduire les charges réelles (dont les frais de conciergerie) et les amortissements.

Notre conseil : faire classer son meublé de tourisme (visite d'un organisme agréé) redevient souvent intéressant. Faites le calcul avec votre expert-comptable.

3. Le diagnostic de performance énergétique (DPE) entre en jeu

Les meublés de tourisme rejoignent progressivement les règles des locations classiques :

  • d'ici le 1er janvier 2034, les meublés de tourisme devront être classés entre A et D ;
  • le maire peut, dès maintenant, demander à voir le DPE de votre logement ;
  • dans les communes qui soumettent les meublés de tourisme à une autorisation de changement d'usage, des seuils plus stricts s'appliquent déjà aux nouvelles demandes : classe F au minimum depuis 2025, E à partir de 2028.

Les résidences principales louées quelques semaines par an ne sont pas concernées par cette obligation de DPE.

4. Plus de pouvoirs pour les communes

La loi donne de nouveaux outils aux maires et aux intercommunalités :

  • réduire de 120 à 90 jours par an la durée de location autorisée d'une résidence principale ;
  • étendre l'autorisation de changement d'usage à leur territoire, même hors des grandes villes, en cas de tension sur le logement ;
  • créer des quotas ou des secteurs réservés à la résidence principale dans le plan local d'urbanisme.

Sur la côte vendéenne, où les résidences secondaires sont nombreuses, ces règles varient d'une commune à l'autre et peuvent évoluer. Renseignez-vous auprès de votre mairie avant de mettre un logement en location, surtout s'il s'agit d'un premier achat destiné à la location.

5. Copropriété : prévenez votre syndic

Si votre logement est en copropriété :

  • vous devez informer le syndic que vous le louez en meublé de tourisme ;
  • les nouveaux règlements de copropriété doivent préciser si cette activité est autorisée ou non ;
  • une copropriété peut, sous conditions, voter l'interdiction de nouvelles locations touristiques.

Avant d'acheter un appartement pour le louer aux vacanciers, lisez donc attentivement le règlement de copropriété.

Ce qu'il faut retenir

  1. Déclarez votre meublé (aujourd'hui en mairie, demain sur le téléservice national) et affichez le numéro sur vos annonces.
  2. Vérifiez votre régime fiscal : le classement de votre meublé peut changer beaucoup de choses.
  3. Anticipez le DPE si votre logement est classé E, F ou G.
  4. Consultez les règles de votre commune et de votre copropriété.

La Conciergerie de Vendée vous accompagne

Ces démarches s'ajoutent à la gestion quotidienne d'une location saisonnière. Chez La Conciergerie de Vendée, nous aidons les propriétaires de Saint-Gilles-Croix-de-Vie et du littoral vendéen à louer en toute sérénité : mise en ligne des annonces avec les bonnes mentions, accueil des voyageurs, ménage, et suivi à l'année de votre résidence secondaire.

Contactez-nous pour faire le point sur votre logement.

Cet article présente des informations générales à jour au 8 octobre 2026. Il ne constitue pas un conseil juridique ou fiscal : pour votre situation personnelle, rapprochez-vous de votre mairie, d'un notaire ou d'un expert-comptable.

Sources : Service-Public.fr – Louer son logement en meublé de tourisme (juillet 2026) · Ministère de l'Économie – API meublés et téléservice national · Office de tourisme Vendée Marais Poitevin – Loi Le Meur, fiche pour les professionnels